Récupération de l'eau de pluie

Dans la progression écologique de la maison, il manque encore quelques étapes. Un de ces étapes est la récupération de l’eau de pluie et de l’eau à évacuer de la cave. Prévue de longue date, cette étape est enfin passée.

Il nous fallait une citerne d’un certain volume, pour assurer dans l’avenir l’alimentation en eau de plusieurs usages : arrosage des végétaux, puis alimentation du lave-linge et remplissage des toilettes. Pour ne pas entamer de gros travaux de terrassement, nous avons choisi une citerne souple installée sous la terrasse, surface perdue depuis la construction de la maison, et fermée depuis la rénovation.

La citerne souple rectangulaire fait 2 m x 6 m et peut contenir jusqu’à 6 m3, ce qui devrait être suffisant pour les besoins. Et c’est le maximum qu’il semble possible de stocker à cet endroit.

Citerne souple

Après l’ouverture d’un passage pour accéder sous la terrasse, il a fallu terrasser à la main : pas d’accès possible pour un engin, même petit. Nous savions qu’il fallait évacuer du béton d’une fosse existante puis la remplir de terre. Mais, pendant la préparation d’un sol horizontal et égalisé, nous avons découvert de nombreux blocs de béton, plus ou mois gros. Le terrassement, avec un apport de terre prélevée dans une autre partie du terrain, fut la partie la plus difficile. Heureusement que les jeunes ont bien participé !

Ensuite, la pose d’un géotextile, d’une couche de sable, et le déroulement de la citerne livrée comme une bâche fut plutôt simple. Les raccordements des différents tuyaux est accessible à un bricoleur, grâce au kit livré par l’entreprise La Citerne Verte : récupération de l’eau pluviale de la moitié du toit, récupération de l’eau du vide cave, évacuation vers le sous-sol, installation du groupe surpresseur et du robinet de sortie.

Pompe de surpression

La mise en service a été retardée par manque de pluie en ce mois d’août particulièrement sec. Puis elle fut laborieuse car il manquait un clapet anti-retour dans le kit fourni.

L’installation du collecteur d’eau de pluie sur la descente n’a pas non plus été simple : prévu pour une descente circulaire, il a fallu ruser pour le connecter à une descente métallique carrée. L’installation n’est pas très propre, heureusement qu’elle est dans un endroit discret…
Collecteur eau de pluie

La prochaine étape, peut être pour l’été prochain, sera le raccordement de cette installation au circuit secondaire d’eau de pluie prévu lors de la rénovation, qui alimente les toilettes et le lave-linge. Mais cela demande des travaux de plomberie assez techniques. En attendant, le jardin en profitera !

Mise à jour au 17 novembre : malgré les faibles pluies de l’été et de l’automne, la citerne s’est bien remplie et est maintenant presque pleine. Pas de chance, les besoins en eau du jardin sont maintenant faibles.

Citerne pleine 20181117

Tubes solaires par grand froid

Ce matin, la température est encore très basse. Et pourtant le soleil parvient à réchauffer l’eau : la température dans le collecteur (en haut des tubes) monte facilement à 40°C alors qu’il fait -8 °C dehors. Et lorsqu’on regarde les tubes, c’est loin d’être évident : ils ont encore givrés avec quelques traces de neige :

Tubes solaires givrés

Et pourtant, les panneaux solaires chauffent ! L’explication, c’est que ce sont des tubes sous vide donc l’âme chauffante qui collecte la chaleur est très fortement isolée de l’air extérieur. La température interne du tube n’arrive même pas à faire fondre la couche glacée. Et cette dernière ne semble pas empêcher les apports solaires… Dans la même situation, des panneaux plans ne produiraient rien : trop froids, ils peinent à atteindre une température suffisante pour réchauffer l’eau.

Le collecteur est chaud et moins isolé : il a fait fait fondre tout trace du froid. Un belle démonstration de la performance de l’isolation par le vide !

Dans l’après-midi, le soleil a insisté pour dégivrer les tubes. La température est montée à plus de 60 °C dans le collecteur. Résultat : les 400 litres du ballon sont maintenant à 50 °C, ce qui donne quelques jours d’autonomie sans complément électrique.

Coté nord, sur la partie qui ne voit pas le soleil, la neige reste bien accrochée au toit, alors que le zinc lisse la laisse facilement glisser : Neige toit nord

Le soleil chauffe enfin l'eau

Au terme d’une installation laborieuse, les panneaux solaires ont enfin été raccordés au ballon d’eau chaude (CESI). Les panneaux Vitosol 200-T, le ballon Vitocell 100-V CVS de 390 litres et l’ensemble de régulation de marque Viessmann ont été installés par les équipes de Atouts Service, les couvreurs de SACET ayant fixé le châssis sur les joints debout du toit en zinc.

Tubes solaires

Les 40 tubes sont la pour assurer toute la production d’eau chaude en été, mais aussi une partie en hiver. Les calculs prévoient que plus des 2/3 de la production d’eau chaude se fera via les capteurs, laissant le reste à la résistance électrique.

Ces tubes sont peu élégants, mais ils sont de fait invisibles depuis l’espace public, et même pour la plupart des voisins. Pour apercevoir ce que montre la photo ci-dessous, il faut monter sur un escabeau au fond du jardin : Capteurs solaires 40 tubes

L’efficacité était attendue et elle a été confirmée dès la première journée de chauffe (beau soleil) : les 390 litres du ballon d’eau chaude ont atteint les 60 °C en quelques heures : Vitosolic 100 contente (la régulation contente d’avoir bien fait son travail : la température indiquée est celle en haut du capteur, le soleil indique que le ballon a atteint sa température de consigne, 60 °C)

La mise en service du chauffe-eau solaire va avoir une conséquence intéressante dont nous reparlerons très bientôt…