Vague de chaleur de juillet 2022

Ce mois de juillet a été chaud, bien chaud. Pas de canicule au sens strict, mais on est passé bien près… Comment ça s’est passé dans la maison ? Fort bien, en fait ! La température reste agréable, nous pouvons dormir les fenêtres fermées et se réfugier à l’intérieur dès que la température extérieure devient pénible.

Voici le graphique du mois selon les codes habituels : la température extérieure en rouge, celle à l’intérieur en bleu :

(cliquer pour agrandir)

L’enveloppe protège bien de la vague de chaleur, les protections solaires sont efficaces, la ventilation assure un air toujours bien renouvelé. Et pourtant, il a fallu une petite aide pour garder l’intérieur au frais. Pourquoi ? Car les apports internes sont trop importants : cuisine, y compris cuisson, ordinateurs multiples, bricolage avec des outils électriques et autres appareils divers chauffent la maison.

Quelle aide ? Un rafraichisseur d’air, qui automatise ce que le lavage des sols à l’eau permet d’obtenir. C’est un ventilateur qui souffle de l’air humide. La consommation électrique est faible (50 W), la consommation d’eau très faible (quelques litres par jour), et le refroidissement est modeste. Ce n’est pas une climatisation, et ça ne fonctionne bien que dans une maison bien ventilée (pour évacuer l’humidité) et bien isolée (avec un faible besoin de refroidissement). Comme c’est le cas d’une maison passive, un rafraichisseur suffit pour toute la maison et compense ainsi partiellement les apports internes.

 

Demain, la chaleur revient. Nous l’attendons sereinement, sans climatisation.

 

Salon de la rénovation énergétique du sud Yvelines - Dimanche 10 octobre à partir de 10h - Noisy-le-Roi

Vos factures d’énergie vous semblent trop élevées ? Êtes-vous satisfait du confort énergétique de votre logement ? Et si des travaux de rénovation étaient la solution ? Ce salon vous est proposé pour faciliter la réalisation de votre projet de rénovation énergétique de logement en recueillant toutes les informations utiles auprès de professionnels du conseil, d’artisans engagés dans une démarche de qualité… Conférences, retours d’expérience, visites de maisons… Attention certains programmes sont sur inscription.

Programme :

     - 10h : Inauguration

     - 11h : Conférence «L’intégration architecturales des capteurs solaires dans l’habitat» (avec PNR HVC)

     - 14h : Conférence «Les aides à la rénovation de l’habitat» (avec Citémétrie)

     - 14h30 à 16h30 : Speed-meetingRetours d’expérience entre particuliers

     - 16h30 : Remise des trophées de la 15è édition du Concours la Maison économe

 

Visite d’une maison rénovée performante sur inscription via ce lien.

     - 10h : 1er départ

     - 11h : 2e départ

 

Je serai présent pour répondre aux questions dans la partie “Retours d’expérience entre particuliers”, de 14 h 30 à 16 h 30.

Pas de chauffage en novembre !

C’est la première année, depuis que nous habitons dans cette maison passive, que nous ne branchons pas le chauffage au mois de novembre. Nous avons descendu les radiateurs d’appoint du grenier hier, mais, au 1er décembre, ils ne sont toujours pas branchés.

Et pourtant, il fait encore bon dans la maison, c’est étonnant. Comment l’expliquer ?

La température extérieure pendant le mois a été plus élevée que d’habitude et le soleil bien présent. Ce mois de novembre a été chaud.
Ensuite, des apports internes plus élevés : la présence un peu plus soutenue à l’intérieur du fait du pseudo confinement, donc plus d’activité de cuisine et de loisirs. C’est aussi une imprimante 3D qui fonctionne souvent et des ordinateurs plus actifs. Dans le principe de la maison passive, ces apports externes (soleil) et internes (appareils et humains) remplacent une bonne partie du chauffage, jusqu’à le rendre inutile une bonne partie de l’année. Voila comment nous arrivons à un très bon confort jusqu’en décembre sans chauffage.

Place aux courbes :

Températures novembre 2020, déc. 2020
Températures novembre 2020

Oui, oui, sans chauffage… Cela donne une consommation assez basse de 16 KWh par jour, le soleil ayant chauffé la majorité de l’eau chaude sanitaire. Un peu comme un mois d’octobre ou d’avril dans un année normale.

Température de septembre

L’été a été chaud, trop chaud. Surtout à l’extérieur ! La maison a bien supporté les vagues de chaleur, malgré le peu d’effort de ses habitants pour éviter les apports internes.

L’automne arrive, et alors que l’atmosphère locale se refroidit (contrairement à celle de la planète), que les chauffages démarrent dans les immeubles mal isolés, la maison passive reste très confortable, en évitant de justesse la surchauffe. Et ce remarquable confort de mi-saison se répète d’année en année…

Passons aux courbes qui décrivent plus précisement la situation :

Températures de septembre 2020, oct. 2020
Températures de septembre 2020

Pour ceux qui sont pas habitués aux courbes de températures de ce site, la courbe rouge est celle de la température intérieure, la courbe bleue est celle de la température intérieure.

L’isolation isole, le soleil chauffe, l’aération ventile, l’étanchéité bloque les flux indésirables : la maison se comporte comme une maison passive, avec un grand confort et une consommation négligeable. Pour la mise en route des radiateurs d’appoint, nous attendrons le mois prochain, comme chaque année !

Température de mars

En Mars, c’est la fin de l’hiver. Les jours rallongent, le soleil se montre et envoie ses rayons encore bas profondément dans la maison. Le chauffage est coupé pour 9 mois. Même si les nuits peuvent rester froides avec de brèves gelées, la température intérieure frôle parfois la surchauffe. Mais comme il suffit d’ouvrir les fenêtres pour refroidir, c’est très confortable.

Exemple typique de la situation le 30 mars sans chauffage : 2°C dehors, 22°C dedans, grand confort !

TempIntExtMars20.jpg, avr. 2020

Place aux courbes : la courbe rouge représente la température extérieure, la courbe bleue la température intérieure.

Temp202003.png, avr. 2020

Il est dificile de deviner le jour ou les radiateurs ont été remisés au grenier, puisque ça n’a pas empêché la température intérieure de monter. En fait, ils ne se mettaient plus en route depuis plusieurs jours et c’est le bon signal pour la fin de la saison de chauffe.

Une saison de chauffe légère

Cet hiver, la mise en place du chauffage s’est faite à la date normale : mi novembre. Et les petits radiateurs ont été rangés à la date normale : mi mars. Grâce aux températures clémentes, ils ne chauffaient plus. Les courbes le diront mieux, mais il n’a pas fait froid longtemps cet hiver. L’année dernière, la saison de chauffe avait été courte. Cette année, elle fut légère.

La maison monte en température, du fait du soleil bien présent et d’apports internes conséquents, confinement oblige. Ce qui nous permet d’ouvrir longtemps les fenêtres, sans la gêne du bruit de la rue, confinement oblige.

Quelle température dans la maison pendant une canicule ?

La petite canicule de la fin juin se termine. Ni longue ni forte en banlieue parisienne, elle a toutefois largement perturbé l’espace médiatique. Pas suffisamment toutefois pour que la participation au réchauffement climatique ne baisse, bien au contraire.

Mais certains ont souffert, surtout ceux situés dans les îlots de chaleur urbains (les fameux ICU) qui habitent dans des bâtiments standards.

Dans notre cas, la maison passive a bien réagi, la preuve :
Températures de juin 2019

Un ennui de protection solaire vient pourtant handicaper la performance, le brise soleil orientable de la grande baie vitrée côté sud est en panne, il est serré dans son caisson sans possibilité de le descendre. Une protection solaire de fortune, à base de parasols, ne remplace pas complètement le brise-soleil et a participé au réchauffement de l’intérieur.
Pour passer le pic du samedi, un lavage humide du sol en carrelage a permis de limiter la montée en température, la nuit n’ayant pas été assez fraîche pour refroidir l’intérieur. La température à l’étage commençait d’ailleurs à dépasser celle qui permet de rester dans la zone de confort habituelle. La fraîcheur du dimanche matin a suffi à revenir dans cette zone de confort.
Sans surprise, la consommation a été très basse en ce mois de juin, 8 kWh/jour, notamment car toute l’eau chaude a été chauffée par le soleil et parce qu’il n’y a pas de climatisation pour aider à garder la fraîcheur.

Une saison de chauffe bien courte

Comme évoqué avant la mise en route du chauffage en novembre, la saison de chauffe a été courte. Un peu de chauffage fin novembre, les mois de décembre, janvier, février et quelques jours en mars, pas plus. 15 semaines sur les 52 de l’année, c’est peu, deux ou trois semaines de moins que prévu il y a dix ans.
On retrouve la durée de l’hiver 2016-2017, mais il avait été plus froid en janvier 2017. La maison étant insensible aux petits coups de froid d’avant et d’après hiver (celui du 20-25 mars, par exemple), les radiateurs d’appoint ont pu être éteints tôt, dès début mars, puis rangés sans crainte.
Fin mars, début avril, c’est plutôt la surchauffe qui pointe, avec des températures intérieures qui approchent les 24 °C. Il suffit d’ouvrir les fenêtres pour ne pas laisser la température monter. Tout cela est conforme au comportement attendu d’une maison passive, même après plusieurs années.

Température mars 2019

Toujours pas de chauffage mi-novembre

LogoPH.jpgLa saison de chauffe risque d’être plus courte cette année. Contrairement aux années précédentes, nous n’avons pas branché le chauffage d’appoint au 15 novembre. Le beau temps devrait nous permettre de grappiller une semaine, voire deux selon l’activité intérieure.

Il fait encore 21 °C à l’intérieur et le soleil continue à transformer les fenêtres au sud en “radiateurs passifs”. Lorsqu’ils s’éteindront par manque de soleil direct, il sera temps de brancher les petits radiateurs électriques.

Mise à jour : le brouillard froid a coupé le chauffage par le soleil, les petits radiateurs ont donc été branchés le 23 novembre pour empêcher la température de descendre sous les 20 °C.

Chaleur torride ? Tranquille !

Il fait bon dans la maison, mais trop chaud dehors. En attendant que la température extérieure revienne à des niveaux plus habituels (mais qu’est-ce qu’un niveau habituel au début d’une catastrophe climatique ?), il fait bien meilleur dans la maison que dehors.
Ce 1er juillet, la température intérieure atteint les 25°C, le refroidissement nocturne devenant très limité. Elle va doucement monter, puis redescendre doucement lorsque la température des nuits sera descendue.

Comme pour le froid, le bâtiment remplit son rôle de protection climatique, sans système actif complexe, mais grâce à son enveloppe. Isolation, protection solaire, ventilation à double-flux font le travail.

Températures juin 2018

Tout ça en gardant des consommations très basses : 7 kWh/jour. Car il n’y a pas de climatisation et l’eau est chauffée par le soleil.

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