Confort d'été, l'exemple de juin 2017

Ce mois de juin fut un vrai mois d’été, avec un petit épisode caniculaire. C’est d’ailleurs cet épisode qui nous intéresse, pour voir comment ça se passe dans la maison passive.

Place aux courbes : la courbe rouge représente la température extérieure, la courbe bleue la température intérieure. Températures juin 2017(pour agrandir, cliquez sur l’image)

La canicule a été très courte : seules deux nuits n’ont pas permis le refroidissement. Mais elle a été précédée d’un temps chaud et ensoleillé assez important. Résultat : confortable.

La maison est restée parfaitement vivable, avec 25 °C dans la partie principale et une pointe à 27 °C en haut. Rien qui empêche de dormir et de s’activer normalement. A noter : la maison est utilisée toute la journée, avec plusieurs personnes présentes en permanence, surtout le mercredi 21. Les apports internes sont donc conséquents.
Et même pas de refroidissement possible le 21 au soir car la fête de la musique nous a contraint à laisser les fenêtres fermées.

Est-ce cette chaleur qui a modifié les comportements ? La maison vient encore de battre un record de faible consommation : 6 kWh par jour. Il faut dire que l’abondant soleil a chauffé toute l’eau, le CESI a consommé 0 kWh pendant tout le mois de juin !

Températures d'avril et record de consommation

Voilà plusieurs mois que nous n’avons pas publié de courbes de températures. Année après année, les mesures s’enchainent et se ressemblent. D’un côté, c’est lassant. De l’autre, cela montre que la maison tient ses promesses dans le temps. Elle est toujours bien passive, six ans après la certification. On se plaindrait à moins !

L’hiver a été rude, les consommations plutôt élevées (par rapport à l’hiver dernier) et le confort est resté de premier plan. Le printemps se pointe sérieusement, avec un très beau mois d’avril et ses grandes amplitudes de température quotidiennes, dues aux nuits fraiches et aux journées ensoleillées.

Les petits radiateurs d’appoint ont été remisés à la mi-mars, comme d’habitude. Tiens, au bout de six ans, après un hiver rude, répétons le : il n’y a pas de radiateur ou autre chauffage dans les chambres de notre maison. C’est inutile dans une maison suffisamment isolée. C’est dit !

Place aux courbes : la courbe rouge représente la température extérieure, la courbe bleue la température intérieure. Températures avril 2017(pour agrandir, cliquez sur l’image)

Ce mois-ci, c’est la stabilité de la température intérieure qui est spectaculaire. Les températures extérieures ont beau jouer au yo-yo, les variations à l’intérieur se comptent en dixièmes de degré. On peut même distinguer deux jours complets sans aucune variation mesurée. Isolation, inertie et double-flux : ça fonctionne très bien.
Rappel  : pas de chauffage, pas de climatisation, juste la ventilation.

Grâce au soleil et à la passivité de la maison, la consommation a été très faible, deux fois plus faible que l’année dernière. Le soleil a été généreux : il a suffi à chauffer l’air et toute l’eau (7 kWh pour le mois par le CESI). Réjouissons-nous : la maison vient de battre un record de faible consommation : 7 kWh par jour.

La cigale et la fourmi

La cigale et la fourmi La Cigale, ayant chanté
Tout l’été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu’à la saison nouvelle.
“Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l’Oût, foi d’animal,
Intérêt et principal. “
La Fourmi n’est pas prêteuse :
C’est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
- Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
- Vous chantiez ? j’en suis fort aise.
Eh bien! dansez maintenant.

La relation avec l’investissement dans le bâtiment pour diminuer sa consommation et son coût d’usage ou avec la nécessaire transition écologique est évidemment voulue.

Forum éco-habitat

Forum éco-habitat 2016Tous les deux ans, le Parc naturel organise un forum éco-habitat unique en son genre. Cette année 2016, une nouvelle édition abordera la thématique de la rénovation énergétique. Il se déroule les 5 et 6 novembre 2016 à la Bergerie Nationale de Rambouillet.

Télécharger le programme

Je participerai à ce forum dans l’espace Echanges “entre particuliers” le dimanche après-midi. Si vous êtes dans la région, n’hésitez pas à venir écouter, voir, discuter !

Températures d'octobre

L’été s’est bien passé dans la maison, elle s’est comportée comme une vraie maison passive : la température reste confortable sans climatisation ni chauffage.

Voici l’automne, la mi-saison révélatrice de la performance de ce type de bâtiment. Les voisins ont mis le chauffage, les nuits et certaines journées peuvent être fraîches. Le soleil est pourtant encore présent. La maison profite des apports solaires pour éviter une consommation énergétique inutile.

Place aux courbes : la courbe rouge représente la température extérieure, la courbe bleue la température intérieure. Températures octobre 2016(pour agrandir, cliquez sur l’image)

Les courbes parlent d’elles-mêmes : il commence à faire froid dehors, l’isolation empêche la température intérieure de baisser, le soleil et les apports internes suffisent à assurer le peu de chauffage nécessaire. Une belle démonstration du fonctionnement d’une maison passive !
Ce matin de la fête de la Toussaint (ce n’est pas sur la courbe, mais on peut y retrouver des jours similaires), il faisait 4°C dehors après une nuit dégagée (donc fraiche) et 23 °C à l’intérieur, sans autre chauffage que ce soleil persistant.

Grâce à ce soleil et à la passivité de la maison, la consommation a été faible pour un mois d’octobre, à 10 kWh par jour. Le soleil a été généreux : il a suffi à chauffer l’air et presque toute l’eau (2 kWh par jour pour le CESI). C’est probablement le dernier mois de l’année si favorable, l’électricité sera nécessaire en novembre pour assurer le confort.

Mi-juillet, il faisait chaud

Les visiteurs de début juillet ont pu être déçus : nous devions parler de confort d’été et la météo était celle d’un printemps maussade et frais. Dommage ! Nous avons quand même passé plus de deux heures à évoquer de très nombreux sujets intéressants. Mais pour la démonstration du confort d’été en maison passive, c’était raté !

Deux semaines plus tard, c’était le bon moment. Dès le 15 juillet, les températures ont commencé à monter, le soleil était au rendez-vous. 4 jours d’été, avec des températures extérieures atteignant les 35°C. Alors, à défaut du vécu qui dit plus que des explications, voici les courbes de températures de la semaine du 15 au 21 juillet : la courbe rouge représente la température extérieure, la courbe bleue la température intérieure. Températures 15 juillet 2016(pour agrandir, cliquez sur l’image)

La réponse de la maison a une “micro-canicule” est très bonne si on prend en compte que cette maison est habitée par 5 personnes actives, dont certaines préfèrent utiliser des ordinateurs au frais plutôt que de transpirer dehors.
On peut regarder la ventilation double-flux faire son travail d’évacuation de la chaleur la journée et de rafraîchissement la nuit avec l’activation du by-pass.
Si la chaleur était restée présente, le maison aurait pu “encaisser” encore quelques jours avant de dépasser les 25°C. Pour des durées plus longues, seul un refroidissement actif permet de garder une température douce. Sans système de climatisation, nous n’avons à disposition que le rafraîchissement par évaporation : séchage du linge, lavage des sols. Suffisante actuellement, cette technique ne le sera pas en cas de grosse canicule, et de réchauffement climatique.

Visite d'été avec l'ALEC

Brise-soleilLes visites de maisons passives durant l’été sont rares, tout simplement car c’est le temps des vacances. Cette année l’ALEC organise la visite d’une maison avec confort thermique d’été.
C’est bien le confort d’été sans climatisation qui sera abordé, même si la météorologie actuelle ne nous sensibilise pas franchement à ce problème. N’empêche que l’été est la, que les températures extérieures vont bien finir par augmenter, et qu’une maison passive, étanche et très isolée, a des arguments à faire valoir.

La visite se déroulera le samedi 2 juillet de 10 h à 12 h à Magny-les-Hameaux (visite de 2 heures)

Mise à jour : la visite est complète !

Vous souhaitez vous inscrire à l’une des visites ?

Renvoyez-nous un mail à l’adresse visites@energie-sqy.com en nous renseignant sur :

NOMS ET PRENOMS DES PARTICIPANTS (Obligatoire) :
ADRESSE :
CODE POSTAL (Obligatoire) :
VILLE (Obligatoire):
TELEPHONE (Obligatoire) :
ADRESSE MAIL (Obligatoire) :

Un mail de réponse vous sera renvoyé suite à votre demande d’inscription pour vous dire si vous êtes inscrits, ou sur liste d’attente, ou si la visite est complète.

ATTENTION : en cas de non réponse de notre part dans la semaine qui suit votre mail, considérez que vous n’êtes pas inscrits. Par conséquent, n’hésitez pas à nous relancer.

Un covoiturage sera mis en place pour les particuliers inscrits à la visite et qui souhaitent covoiturer.

Conditions de réservation

En raison du nombre limité de places, seulement deux personnes par foyer peuvent s’inscrire par visite. Pour la même raison, l’ALEC SQY se réserve le droit de refuser d’inscrire des personnes ayant déjà participé à plusieurs visites au cours de l’année.

En cas d’empêchement, nous vous prions de bien vouloir nous prévenir au moins une semaine à l’avance par courriel à visites@energie-sqy.com

Sans information de votre part, l’ALEC SQY se réserve la possibilité de refuser vos prochaines inscriptions.

Reconstruction passive écologique, une belle réalisation

Lors du congrès Passi’bat 2016, nous avons assisté à une présentation très intéressante d’une reconstruction écologique en maison passive. Présentée comme une rénovation, c’est plutôt une reconstruction, car elle inclut une forte extension et n’a pas gardé suffisamment l’existant pour prétendre à l’appellation rénovation. Le taux de TVA appliqué est ainsi de 20%, et non de 5,5% ou 10%.

N’empêche, l’essentiel du béton a été gardé, l’impact environnemental est bien plus faible qu’une construction neuve, le coût est inférieur, et la performance obtenue est remarquable. L’isolation extérieure en paille, l’utilisation de fenêtres SmartWin montre que l’on peut construire des logements de grande qualité, sans piller la planète tout en gardant des coûts raisonnables. Cette maison reconstruite est ainsi certifiée passive comme une maison neuve, avec de la marge !

Reconstruction passive exemplaire

La démarche à faible teneur technologique “low tech”, promesse d’un maintien du faible besoin en ressources pendant longtemps est exemplaire. Et bien d’autres aspects sont remarquables dans cette réalisation, notamment un travail d’équipe qui fait plaisir à voir.

Cette équipe m’a autorisé à publier le support de la conférence. Vous n’aurez pas toutes les explications obtenues lors du congrès Passi’bat 2016, mais regardez bien ce projet exemplaire : rénovation passive d’une habitation conventionnelle des années 80 !

Passi'bat 2016

Il n’y a pas eu de Passi’bat en 2015 ! Prévue quelques jours après les attentats de novembre 2015, l’édition 2015 a été reportée à ce printemps 2016. Toujours au même endroit, ce salon promet encore des découvertes dans ce domaine qui reste la tendance solide pour l’avenir du bâtiment.

Logo Passibat 2015

Passibat 2016

Une centaine d’exposants, un espace innovations, des mini-formations, le village BIM : le salon sera encore riche.

Les plus curieux, intéressés et les professionnels consacreront une ou deux journées au congrès.

Le mercredi, trois circuits de visites sont prévus. A choisir en fonction de vos centres d’intérêt.

Et comme d’habitude, la salon et le congrès sont l’occasion de rencontres utiles, agréables et parfois décisives ! Et comme d’habitude, je serai surtout derrière la caméra dans le congrès, alors profitons des pauses…

Températures de mars

Les températures de l’hiver n’ont pas été publiées, car on n’y voit pas de changements notables par rapport à celles des années précédentes. La maison se comporte toujours bien. L’hiver a été plutôt doux, les courbes de températures et les relevés de consommation l’attestent.

Nous voilà au mois de mars, le mois qui voit la fin de la période de chauffe. Les jours étant suffisamment longs et l’ensoleillement correct, le chauffage d’appoint n’est plus utile. Les petits radiateurs sont retournés dans le grenier, en attendant novembre.

Place aux courbes : la courbe rouge représente la température extérieure, la courbe bleue la température intérieure. Températures Mars 2016(pour agrandir, cliquez sur l’image)

Quelques remarques sur ces courbes :

  • un début de mois froid, même à l’intérieur. La puissance de chauffe ayant été réduite, la température a chuté brièvement à 18,5 °C. Il a fallu corrigé avec un radiateur puis le soleil a fait son travail pour remonter la température interne à plus de 20 °C. Il faut se rappeler que, grâce à l’isolation épaisse, la température des parois est identique à celle de l’intérieur et que même ce genre de température un peu fraiche est facilement supportable dans la maison,
  • il y a un effet “cliquet” lors du réchauffement de la maison : elle emmagasine l’énergie solaire pendant la journée ensoleillée et ne la perd presque pas pendant la nuit fraiche. C’est bien ainsi qu’elle doit fonctionner et la courbe vérifie ce comportement,
  • la surchauffe guette déjà, nous avons du laisser des fenêtres entrouvertes volontairement pour évacuer l’énergie gratuite apportée par le soleil,
  • seuls les derniers jour gris et froids ont ramené la température intérieure à 20 °C.

La consommation a été plutôt élevée pour un mois de mars, à 20 kWh par jour. Le soleil a manqué sur le début et la fin du mois, il a donc fallu un complément électrique pour chauffer l’air (au début) et l’eau (3,5 kWh par jour pour le CESI). Dans les six prochains mois, nous ne consommerons plus que la moitié, à moins de 10 kWh par jour.

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