Passi'bat, c'est bientôt

Logo Passi'bat Pour tout ceux qui veulent en savoir plus sur la construction passive, le salon annuel de référence se tient du 16 au 17 avril à Paris, dans le Hall 2.2 du Parc des expositions, Porte de Versailles.

Pour en savoir plus sur Passi’bat.

Pour le salon, de nombreuses invitations permettent d’y aller gratuitement, cherchez bien. Le programme du congrès est alléchant. A mon avis, bien plus que l’année dernière…

Une saison de chauffe bien courte

Comme évoqué avant la mise en route du chauffage en novembre, la saison de chauffe a été courte. Un peu de chauffage fin novembre, les mois de décembre, janvier, février et quelques jours en mars, pas plus. 15 semaines sur les 52 de l’année, c’est peu, deux ou trois semaines de moins que prévu il y a dix ans.
On retrouve la durée de l’hiver 2016-2017, mais il avait été plus froid en janvier 2017. La maison étant insensible aux petits coups de froid d’avant et d’après hiver (celui du 20-25 mars, par exemple), les radiateurs d’appoint ont pu être éteints tôt, dès début mars, puis rangés sans crainte.
Fin mars, début avril, c’est plutôt la surchauffe qui pointe, avec des températures intérieures qui approchent les 24 °C. Il suffit d’ouvrir les fenêtres pour ne pas laisser la température monter. Tout cela est conforme au comportement attendu d’une maison passive, même après plusieurs années.

Température mars 2019

Toujours pas de chauffage mi-novembre

LogoPH.jpgLa saison de chauffe risque d’être plus courte cette année. Contrairement aux années précédentes, nous n’avons pas branché le chauffage d’appoint au 15 novembre. Le beau temps devrait nous permettre de grappiller une semaine, voire deux selon l’activité intérieure.

Il fait encore 21 °C à l’intérieur et le soleil continue à transformer les fenêtres au sud en “radiateurs passifs”. Lorsqu’ils s’éteindront par manque de soleil direct, il sera temps de brancher les petits radiateurs électriques.

Mise à jour : le brouillard froid a coupé le chauffage par le soleil, les petits radiateurs ont donc été branchés le 23 novembre pour empêcher la température de descendre sous les 20 °C.

Récupération de l'eau de pluie

Dans la progression écologique de la maison, il manque encore quelques étapes. Une de ces étapes est la récupération de l’eau de pluie et de l’eau à évacuer de la cave. Prévue de longue date, cette étape est enfin passée.

Il nous fallait une citerne d’un certain volume, pour assurer dans l’avenir l’alimentation en eau de plusieurs usages : arrosage des végétaux, puis alimentation du lave-linge et remplissage des toilettes. Pour ne pas entamer de gros travaux de terrassement, nous avons choisi une citerne souple installée sous la terrasse, surface perdue depuis la construction de la maison, et fermée depuis la rénovation.

La citerne souple rectangulaire fait 2 m x 6 m et peut contenir jusqu’à 6 m3, ce qui devrait être suffisant pour les besoins. Et c’est le maximum qu’il semble possible de stocker à cet endroit.

Citerne souple

Après l’ouverture d’un passage pour accéder sous la terrasse, il a fallu terrasser à la main : pas d’accès possible pour un engin, même petit. Nous savions qu’il fallait évacuer du béton d’une fosse existante puis la remplir de terre. Mais, pendant la préparation d’un sol horizontal et égalisé, nous avons découvert de nombreux blocs de béton, plus ou mois gros. Le terrassement, avec un apport de terre prélevée dans une autre partie du terrain, fut la partie la plus difficile. Heureusement que les jeunes ont bien participé !

Ensuite, la pose d’un géotextile, d’une couche de sable, et le déroulement de la citerne livrée comme une bâche fut plutôt simple. Les raccordements des différents tuyaux est accessible à un bricoleur, grâce au kit livré par l’entreprise La Citerne Verte : récupération de l’eau pluviale de la moitié du toit, récupération de l’eau du vide cave, évacuation vers le sous-sol, installation du groupe surpresseur et du robinet de sortie.

Pompe de surpression

La mise en service a été retardée par manque de pluie en ce mois d’août particulièrement sec. Puis elle fut laborieuse car il manquait un clapet anti-retour dans le kit fourni.

L’installation du collecteur d’eau de pluie sur la descente n’a pas non plus été simple : prévu pour une descente circulaire, il a fallu ruser pour le connecter à une descente métallique carrée. L’installation n’est pas très propre, heureusement qu’elle est dans un endroit discret…
Collecteur eau de pluie

La prochaine étape, peut être pour l’été prochain, sera le raccordement de cette installation au circuit secondaire d’eau de pluie prévu lors de la rénovation, qui alimente les toilettes et le lave-linge. Mais cela demande des travaux de plomberie assez techniques. En attendant, le jardin en profitera !

Mise à jour au 17 novembre : malgré les faibles pluies de l’été et de l’automne, la citerne s’est bien remplie et est maintenant presque pleine. Pas de chance, les besoins en eau du jardin sont maintenant faibles.

Citerne pleine 20181117

Visite d'été avec l'ALEC

Brise-soleilLes visites de maisons passives durant l’été sont rares, tout simplement car c’est le temps des vacances. Cette année l’ALEC organise la visite d’une maison avec confort thermique d’été.
C’est bien le confort d’été sans climatisation qui sera abordé, après l’épisode de chaleur que nous venons de vivre.

La visite se déroulera le samedi 7 juillet de 10 h à 12 h à Magny-les-Hameaux (visite de 2 heures)

La visite est complète !

Pour participer à la visite, il vous suffit d’écrire un mail à visites@energie-sqy.com en nous indiquant le nom et prénom des participants, leur code postal, leur ville, leur numéro de téléphone et leur courriel.

Chaleur torride ? Tranquille !

Il fait bon dans la maison, mais trop chaud dehors. En attendant que la température extérieure revienne à des niveaux plus habituels (mais qu’est-ce qu’un niveau habituel au début d’une catastrophe climatique ?), il fait bien meilleur dans la maison que dehors.
Ce 1er juillet, la température intérieure atteint les 25°C, le refroidissement nocturne devenant très limité. Elle va doucement monter, puis redescendre doucement lorsque la température des nuits sera descendue.

Comme pour le froid, le bâtiment remplit son rôle de protection climatique, sans système actif complexe, mais grâce à son enveloppe. Isolation, protection solaire, ventilation à double-flux font le travail.

Températures juin 2018

Tout ça en gardant des consommations très basses : 7 kWh/jour. Car il n’y a pas de climatisation et l’eau est chauffée par le soleil.

Froid sibérien ? Tranquille !

Ce matin, il fait -7°C dehors, et 21 °C dedans. Avec deux petits radiateurs de 500 W qui ne forcent pas. Comment est-ce possible ?

D’abord, une isolation continue et épaisse qui empêche la chaleur de sortir. Ensuite, une excellente étanchéité à l’air qui empêche la bise glaciale de rentrer.

Enfin, il fait beau ! Le soleil tape dans les grands vitrages coté sud, qui se transforment de fait en puissants radiateurs - passifs- pendant plusieurs heures par jour.

Résultat : un confort réel, comme il se doit dans une vraie maison passive. Pas de sensation de paroi froide, ni de point chaud à éviter. Ce type de maison est très à l’aise par beau temps froid, plus que par temps gris et frais. L’origine allemande (climat continental) du label PassivHaus, doit y être pour quelque chose…

Températures février 2018

Le chauffage ? Quel chauffage ?

Dans la plupart des logements, le chauffage a été rallumé, notamment depuis le coup de froid de mi-septembre. Immanquablement à cette période reviennent les questions sur le chauffage, le meilleur moyen de ne pas dépenser d’argent pour celui-ci tout en assurant un bon confort. Nous avons eu quelques jours bien frais dans certains logements notamment dans les immeubles qui ont tardé à relancer la chaufferie.

Les maisons passives répondent de la bonne manière à la question du confort à moindre coût : en ne chauffant pas en septembre et octobre, le coût est nul pendant ces mois de mi-saison et le confort d’un très bon niveau, sans sensation de froid à l’intérieur car il n’y fait tout simplement pas froid. Comment font-ils, ces bâtiments ?
Isolation, étanchéité, récupération de chaleur. Quand c’est bien fait, ça fonctionne bien. Année après année, les preuves en ce sens s’accumulent. Alors pourquoi tant de personnes résistent encore à l’évidence ?

Exemple de preuve sur l’efficacité d’une maison passive, même issue d’une rénovation, voici les températures du mois d’octobre sans aucun chauffage actif. La courbe rouge représente la température extérieure, la courbe bleue la température intérieure. Températures octobre 2017

On peut constater sans interprétation que le confort est assuré avec une température agréable, presque constante, malgré l’absence de tout chauffage. Pourtant il y a eu des jours franchement frais, compensés par un soleil plus généreux par moment. L’inertie de la maison est appréciable car elle permet d’atténuer les variations de la température intérieure sur quelques jours.

Preuve que le chauffage ne fonctionne pas ? Une consommation électrique faible : 8 kWh par jour. Il faut dire que l’abondant soleil a chauffé presque toute l’eau, le CESI n’a consommé que 15 kWh pendant tout le mois d’octobre.

L’isolation et l’inertie ne suffiront plus au mois de novembre, quand un ensoleillement souvent faible diminuera trop les apports solaires. Il faudra ajouter un chauffage d’appoint. De novembre à mars, pas plus ! Efficace, disions-nous ?

Confort d'été, l'exemple de juin 2017

Ce mois de juin fut un vrai mois d’été, avec un petit épisode caniculaire. C’est d’ailleurs cet épisode qui nous intéresse, pour voir comment ça se passe dans la maison passive.

Place aux courbes : la courbe rouge représente la température extérieure, la courbe bleue la température intérieure. Températures juin 2017(pour agrandir, cliquez sur l’image)

La canicule a été très courte : seules deux nuits n’ont pas permis le refroidissement. Mais elle a été précédée d’un temps chaud et ensoleillé assez important. Résultat : confortable.

La maison est restée parfaitement vivable, avec 25 °C dans la partie principale et une pointe à 27 °C en haut. Rien qui empêche de dormir et de s’activer normalement. A noter : la maison est utilisée toute la journée, avec plusieurs personnes présentes en permanence, surtout le mercredi 21. Les apports internes sont donc conséquents.
Et même pas de refroidissement possible le 21 au soir car la fête de la musique nous a contraint à laisser les fenêtres fermées.

Est-ce cette chaleur qui a modifié les comportements ? La maison vient encore de battre un record de faible consommation : 6 kWh par jour. Il faut dire que l’abondant soleil a chauffé toute l’eau, le CESI a consommé 0 kWh pendant tout le mois de juin !

Températures d'avril et record de consommation

Voilà plusieurs mois que nous n’avons pas publié de courbes de températures. Année après année, les mesures s’enchainent et se ressemblent. D’un côté, c’est lassant. De l’autre, cela montre que la maison tient ses promesses dans le temps. Elle est toujours bien passive, six ans après la certification. On se plaindrait à moins !

L’hiver a été rude, les consommations plutôt élevées (par rapport à l’hiver dernier) et le confort est resté de premier plan. Le printemps se pointe sérieusement, avec un très beau mois d’avril et ses grandes amplitudes de température quotidiennes, dues aux nuits fraiches et aux journées ensoleillées.

Les petits radiateurs d’appoint ont été remisés à la mi-mars, comme d’habitude. Tiens, au bout de six ans, après un hiver rude, répétons le : il n’y a pas de radiateur ou autre chauffage dans les chambres de notre maison. C’est inutile dans une maison suffisamment isolée. C’est dit !

Place aux courbes : la courbe rouge représente la température extérieure, la courbe bleue la température intérieure. Températures avril 2017(pour agrandir, cliquez sur l’image)

Ce mois-ci, c’est la stabilité de la température intérieure qui est spectaculaire. Les températures extérieures ont beau jouer au yo-yo, les variations à l’intérieur se comptent en dixièmes de degré. On peut même distinguer deux jours complets sans aucune variation mesurée. Isolation, inertie et double-flux : ça fonctionne très bien.
Rappel  : pas de chauffage, pas de climatisation, juste la ventilation.

Grâce au soleil et à la passivité de la maison, la consommation a été très faible, deux fois plus faible que l’année dernière. Le soleil a été généreux : il a suffi à chauffer l’air et toute l’eau (7 kWh pour le mois par le CESI). Réjouissons-nous : la maison vient de battre un record de faible consommation : 7 kWh par jour.

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