Toit terminé

Le toit est maintenant terminé, les aérations, les boites à eau et autres bords ont été posés. Après suppression de la protection adhésive sur presque toute la surface, il a pris son aspect définitif. Pour ceux qui ne suivent pas au jour le jour, c’est du zinc prépatiné, de couleur anthracite.

Coté rue :
Toit zinc nord

Coté jardin :
Toit zinc sud (il reste juste de quoi finir les panneaux solaires)

Les bâches sont donc reparties, reste l’échafaudage pour quelques semaines, pour la finition des murs avec l’enduit (la couleur actuelle n’est pas la définitive). Ce ne sera pas la fin des travaux, mais une bonne étape de franchie.

Toiture en zinc : suite, mais pas fin

La première partie de la couverture en zinc est terminée. Il restera à finir les bords après l’isolation par l’extérieur et l’enduit.

Lucarne sud zinc L’adhésif blanc de protection est provisoire, la couleur de tout le toit est celle des parties verticales.

Les bâches ont disparues et la lumière envahit l’étage. Avec le temps dégagé de ces derniers jours, nous avons pu vérifier la réalité des apports solaires : ça chauffe fort, même quand il fait froid dehors. Dommage que la chaleur s’en aille si vite par les murs pas assez isolés. Patience…

Couverture en zinc

Après l’étanchéité à l’air, passons à l’étanchéité à l’eau. Sous une bâche depuis des mois, la maison prend du grade avec la pose du zinc prépatiné.

Toit sud zinc

Le zinc apporte un élégance architecturale à ce toit massif, en même temps qu’une durabilité qui est tout à fait cohérente avec la maison passive. Fait pour durer des dizaines d’années, ce zinc pourra être déposé et recyclé en fin de vie, quand il sera temps de le remplacer par un matériau actif, producteur d’éléctricité.

Jouée sud ouest toit zinc

De la qualité de la pose dépend non seulement l’aspect de la toiture, mais aussi sa durée de vie. Les couvreurs-zingueurs de SACET sont donc à l’oeuvre, après avoir préparé les tôles à l’atelier.

Second test d'étanchéité

Encore un mercredi, encore un test d’étanchéité. Le premier était encourageant et avait permis d’identifier les principales fuites. A l’aide du rapport établi par MANEXI, de nombreuses corrections ont été apportées. Et le travail a porté ses fruits.

Résultat du second test n50 (moyenne de la mise en dépression et en surpression à 50 pascals) : 0,3 vol/h. Pour la certification, il faut descendre sous la barre des 0,6 vol/h. Le résultat est bon. Il est au niveau des meilleures constructions neuves, et très nettement meilleur que celui des constructions neuves normales ou BBC. C’est donc un vrai succès.

S’il permet d’aborder la fin du chantier avec sérénité, ce résultat est accompagné d’un autre succès : il y a encore des fuites bien identifiées et améliorables, même si la marge d’amélioration a fortement diminué.

Pour l’anecdote, vous verrez un reportage sur ce test dans une prochaine émission Global Mag sur la chaîne Arte (pas de date communiquée actuellement).

Et pour fêter çà, une petite vidéo du premier test d’étanchéité :

Etanchéité à l'air : la liaison entre le toit et les murs

La barrière d’étanchéité doit être continue pour qu’elle soit efficace. Dans ce projet, il faut donc assurer une continuité entre le pare-vapeur qui est sous le toit et l’enduit qui est actuellement à l’extérieur des murs. Comment faire ?

Si l’enduit est suffisamment lisse, il existe des adhésifs épais double face qui font ça bien. Si une reprise d’enduit est envisagée, un produit comme le CONTEGA PV de pro clima sera tout indiqué.

Mais si l’enduit est granuleux et que la reprise est trop coûteuse, c’est moins simple. La solution utilisée est un gros cordon de mastic butyl ou de colle MS polymere. Les deux semblent adéquats. Un épais cordon de mastic est déposé sur l’enduit, puis le pare-vapeur est marouflé au rouleau par dessus pour que le joint s’écrase et colle bien.

Collage pare-vapeur enduit Ici, on voit le pare-vapeur gonflé par la surpression, ce n’est pas le joint qui fuit mais la reprise en ciment des trous dans l’enduit.

Collage pare-vapeur angle Les angles sont délicats a traiter, il ne faut pas hésiter à recouvrir, coller largement et mastiquer encore. Sur 99 % de la longueur, c’est parfait, mais il restait des petits défauts que le test a bien détecté.

La détection de fuite se fait en surpression d’environ 80 Pa (ça pousse fort), il faut que la barrière soit étanche même sous contrainte.

Merci à Olivier pour la question !

Etanchéité à l'air : premières améliorations

Suite au premier test d’étanchéité, un certain nombre de fuites ont été comblées par l’équipe de SACET (charpente/menuiserie), en particulier dans la jonction entre l’enduit extérieur et le pare-vapeur de la toiture.

La recherche des trous et dans la barrière d’étanchéité et leur comblement continue avec les nombreuses et importantes fuites vers le sous-sol. Une fuite plutôt importante, se trouvait dans le plancher, entre le doublage intérieur du rez de chaussée et le garage : Trou plancher bas

Il a fallu casser le hourdis dissimulant le passage des gaines pour ensuite reboucher le trou au platre : Bouchage platre passage de gaines

Le plâtre n’est pas la matière la plus facile à manipuler, mais il est bien étanche à l’air.

Mais pourquoi les autres passages de gaines électriques ne sont pas aussi pénalisants que celui-ci ?

  • passer trois gaines dans une même trou est une mauvaise idée : le percement a été grossier au lieu d’un simple percement ajusté,
  • le rebouchage n’avait pas été correct (l’étanchéité n’était pas un souci lors de la construction),
  • le passage se fait entre le hourdis du sous-sol et le doublage intérieur du rez de chaussée : que du creux, rien d’étanche. Les passages dans l’épaisseur de la dalle posent moins de problème.
  • les boites de dérivation et les prise et interrupteurs étanches (pour éviter l’humidité du sous-sol) participent à l’étanchéité à l’air.

La suppression des fuites identifiées va continuer dans les prochaines semaines, avant le second test d’étanchéité.

Premier test d'étanchéité

Ce mercredi, c’était le premier test d’étanchéité de la maison après la pose des menuiseries. Les charpentiers de SACET avait fait le nécessaire pour finir l’étanchéité du toit en début de semaine et quelques trous évidents avaient été colmatés.
Résultat au test n50 (moyenne de la mise en dépression et en surpression à 50 pascals) : 0,9 vol/h. Pour la certification, il faut descendre sous la barre des 0,6 vol/h. Le résultat semble donc mauvais. Ce serait le cas en construction neuve. Mais en rénovation, nous partons de bien plus mauvais et nous tentons de progresser et nous attendions pire.

Maison en test 1

Les enseignements tirés de ce premier test sont :

  • conformément aux attentes, il y a de grosses fuites vers le sous-sol. C’est d’ici que viendront les plus grosses améliorations,
  • conformément aux attentes, les fuites dans les menuiseries et dans la charpente sont très faibles. La qualité du travail des charpentiers et des menuisiers était attendue et elle est évidente,
  • Trou dans l'enduit l’enduit extérieur est une vraie barrière d’étanchéité à l’air. C’était l’intuition du départ du projet et cela a été confirmé par le test. Il vaut une membrane. Comme dans une membrane, chaque trou donne une belle fuite. Mais son étanchéité explique le résultat pas si mauvais. Le raccordement du pare-vapeur à l’enduit est une partie critique, nous l’avons vu. Et certains rebouchages hâtifs au ciment sont source de fuites.

Il est probable que le traitement des importantes fuites vers le sous-sol, ajouté à celui des quelques fuites autour des menuiseries et au rebouchage soigneux des trous dans l’enduit suffise à passer sous la barrière fatidique des 0,6 vol/h. Un deuxième test sera effectué pour valider cela.

Menuiseries posées, maison fermée

Les menuiseries (la porte et les fenêtres) sont posées et étanchées. Cela s’est fini dans le douleur mercredi soir après la tempête de neige et une longue coupure électrique qui ont failli avoir raison de la détermination des menuisiers.

Baie vitrée

La maison est donc fermée et le confort intérieur a fortement augmenté. Dans la passivation de la maison, c’est la seconde étape : après le toit “passif”, les menuiseries “passives”. La qualité et l’élégance des menuiseries ont fait l’admiration des personnes présentes sur le chantier.

Fenêtres haut sud

L’étanchéité à l’air a fait l’objet d’un soin particulier et un grand souci du détail. Un joint polymère a été lissé entre la menuiseries et le tableau existant, puis, une fois ce joint sec, de la mousse expansive a été injectée si le vide entre le bois et le béton était suffisant. Le test d’étanchéité à l’air montrera si la solution était la bonne, sachant que nous avons une solution de secours en cas d’échec.

Gaines again

Carreaux de plâtre, cuivre et gaines encore aujourd’hui. Dans un froid presque glacial (il n’y a pas de fenêtres), les travaux intérieurs progressent : habillage des murs, fermetures de cloisons, réfection de la plomberie et passage des gaines de ventilation.
Gaines plafond salle de bain

Le bloc derrière la bouche de la cuisine, qui sera la principale bouche d’extraction de la maison : Bloc ventilation cuisine

De l’autre coté, la bouche sera équipée d’une grille avec un filtre pour protéger au mieux des effluents issus de la cuisine : Extraction cuisine brute

Architecte : direction le passif

Dans le projet de rénovation d’une maison individuelle, le recours à un architecte n’est pas une obligation. Mais pour arriver à la performance passive, il fallait une équipe de spécialistes. La recherche ne fut pas simple, puisque la connaissance réelle du concept passif (le vrai) n’est que très peu répandue en France (mais ça progresse). Un truc : si vous cherchez un architecte pour une vraie maison passive (certifiée) et qu’il ne vous parle pas d’étanchéité à l’air dans les premiers contacts, passez votre chemin. Assurez-vous aussi qu’il est à l’aise (donc formé) avec le PHPP, l’outil de calcul des maisons passives.

Pour aller plus vite, nous sommes passé par l’association La Maison Passive France, qui nous a recommandé Karawitz Architecture.

Logo KarawitzVue l’ambition du projet (obtenir la première certification passive en rénovation en France), le choix d’un cabinet d’architecture spécialiste du passif comme maître d’oeuvre était une évidence. Le défi technique et la volonté d’aller à la certification ont fini de convaincre Karawitz Architecture, malgré les nombreux obstacles déjà connus avant le démarrage du projet.

Maison Karawitz Maison DamicoKarawitz Architecture est une agence d’architecture spécialisée dans le passif. Elle a à son actif plusieurs maisons passives : la maison Karawitz à Bessancourt est certifiée, la maison Damico au Mesnil-Saint-Denis est en cours de certification. La proximité de l’agence avec l’Autriche et l’Allemagne est un indéniable atout : il facilite grandement le transfert de compétences depuis les berceaux de la construction passive vers nos contrées réticentes. Le concept, les implications et les pièges du passif n’ont donc plus de secret pour ces architectes qui dessinent le futur du bâtiment européen.
Comme souvent dans la construction passive, ce sont des maisons neuves en bois. La rénovation d’une maison de maçon reste donc un défi !

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