Subvention du Conseil Général des Yvelines versée

Après la certification passive, un gros récapitulatif des factures et quelques tracas administratifs, le solde de la subvention venant du Conseil Général des Yvelines est arrivé sur le compte, qui en avait bien besoin… Après les 10 000 euros reçus pendant le projet, la même somme est donc arrivée après la fin des travaux qui avaient été présentés au FEDEI.
Logo Yvelines Cette aide est vraiment la bienvenue et elle récompense le résultat obtenu : la première maison certifiée passive en France après rénovation. Le département des Yvelines accueille plusieurs maisons et bâtiments certifiées passives (les autres sont neuves), les premières ayant bénéficié du soutien du Conseil Général des Yvelines.
Dans la même veine, de nombreuses formations au passif (CEPH) se déroulent dans le département des Yvelines, décidément en pointe dans ce domaine. L’étape suivante souhaitable, c’est la généralisation du passif dans les bâtiments publics, en particulier ceux dépendants du CG78 (les collèges, par exemple).

2 ans

Voilà deux ans que nous avons déménagé, dans une maison qui n’était pas encore passive.
Baie vitrée

Déménagement difficile sous la neige, les menuiseries venaient d’être posées et la plomberie juste terminée, au lendemain d’un test d’étanchéité à l’air porteur d’espoir.

Quelques mois de vie sous une bâche en guise de toit avant la métamorphose du printemps puis la maison est devenue techniquement passive en mai 2011. Certifiée un an plus tard, elle reste à ce jour la seule maison individuelle rénovée certifiée passive en France. Elle est aussi, paradoxalement puisque c’est une rénovation, une des maisons les plus étanches de France.

Et la suite ? Il reste beaucoup à faire : le jardin va être entièrement refait et l’intérieur est au point mort par manque de ressources. Il reste même des détails de chantier à régler.

Le bilan au bout de deux étés et presque deux hivers ? La consommation est très faible, conforme aux calculs : 6000 kWh pour l’année (rappel : c’est une maison toute électrique). Le confort est certain : très faible sensibilité aux écarts de température extérieure, tant pour les grands froids que pour les fortes chaleurs, qualité de l’air, silence. Le vécu est catégorique : la maison passive, ça marche !

Passi’bat 2012 : le programme des conférences du Congrès national du bâtiment passif

Logo Passibat

Organisé dans le cadre de Passi’bat 2012, le Congrès national du bâtiment passif réunira, les 4 et 5 décembre prochains, les professionnels du bâtiment passif.
Passi’bat, c’est à la fois un salon, mais aussi un congrès qui rassemble les meilleurs spécialistes français et européens de la construction passive. Pour cette édition 2012, placée sous le thème des « stratégies et des usages innovants au service du bâtiment passif », 21 conférenciers sont attendus. Avec au programme des interventions qui porteront sur des thématiques d’actualité, et notamment sur l’application du passif au résidentiel collectif et aux bâtiments tertiaires (écoles, bureaux, maisons de retraite). Un véritable changement d’échelle pour la construction passive qui ne se limite plus désormais aux simples maisons individuelles. Parmi les autres sujets évoqués pendant le Congrès: la réhabilitation thermique, les nouveaux outils d’éco-conception, les avancées sur les techniques de récupération de chaleur, mais aussi sur l’amélioration des performances écologiques des bâtiments passifs.
Ce Congrès permettra ainsi de faire un point d’étape des expériences et connaissances actuelles, mais surtout d’évaluer et de tracer les orientations futures afin d’apporter à chacun des acteurs de la construction passive les outils de réflexion et d’action dont ils ont besoin. Les présentations des différents intervenants seront également compilées dans un recueil qui sera distribué aux participants.
A noter également, l’intervention le 5 décembre, de M. Grégoire Clerfayt, directeur du ministère de l’environnement de la région bruxelloise. Il exprimera un regard politique sur le passif européen et reviendra plus particulièrement sur la politique d’accompagnement mise en œuvre par la région bruxelloise pour que toutes les constructions y soient réalisées au niveau passif à partir de 2015.

LE PROGRAMME COMPLET DES CONFERENCES

Le 4 décembre
- Ecole de Carvin – L’exploitation architecturale des contraintes techniques
- BeGlobal, vers l’analyse de cycle de vie des bâtiments
- Récupérateurs de chaleur – Critères d’évaluation des appareils et chauffage d’une maison passive
- Un îlot passif, clé de la mutation écologique, sociale et économique d’une commune rurale
- Combustibles bio-sourcés en Maison Passive : principes de base et retours d’expérience
- Construction de 50 logements collectifs locatifs sociaux
- Le rafraîchissement des bâtiments tertiaires
- Béthune 49, le logement social au standard passif
- Rénovation au niveau passif – Techniques et coûts
- Vers des bâtiments zéro énergie grâce aux bâtiments passifs
- Construction d’un lieu de vie multigénérationnel « La Maison des Aînés »

Le 5 décembre
- L’école de Tavaux et Pontséricourt : le passif facile
- Développement d’outils pour l’éco-conception des bâtiments passifs
- La réhabilitation thermique du parc existant en site occupé et passif (méthode TES EnergyFacade)
- Les déperditions thermiques dans les gaines d’ascenseurs
- Intégration a posteriori des ventilations en non-résidentiel
- Réalisation et utilisation d’un bâtiment passif à usage de bureaux
- Les rendements de récupération de chaleur des systèmes de ventilation double-flux : calculs dans les différents cas de figure
- Le site Beauregard à La Rochelle : le plus grand quartier de bâtiments passifs en France
- Récupération de chaleur sur les eaux grises du bâtiment passif
- Retours d’expérience sur la collaboration entre maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre lors d’une rénovation certifiée passive.

Pour plus d’informations : http://www.passibat.fr

Notre rénovation passive sera présente deux fois dans le cadre de ce salon : dans le cadre d’un atelier de l’AQC et pour la dernière conférence du congrès. Et, en bonus, une visite dans le circuit Ile de France du jeudi.

Portes ouvertes 2012 : moins de monde, mais plus dense

JPO 2012Si l’on compte les enfants, une quarantaine de personnes ont visité la maison lors de trois visites vendredi 9 et samedi 10. Sensiblement moins de monde que l’année dernière, mais un public légèrement différent :

  • le vendredi était plus professionnel avec quelques architectes,
  • le samedi matin était très familial, de nombreux enfants ayant accompagné leurs parents,
  • le samedi après-midi accueillait quelques particuliers experts, avec des questions précises.

En général, les visiteurs savent ce qu’il viennent chercher, entre information générale et détails techniques, une majorité connait ce site et certains (vous vous reconnaissez ?) le suivent de près ! :-)

Nous avons eu encore de la chance avec la météo, la pluie prévue le samedi après-midi ayant eu l’amabilité de tomber pendant la visite de l’intérieur… Les contacts sont enrichissants et la bonne humeur souvent présente.

La prochaine visite publique est celle qui est prévue dans le cadre de Passi’bat, le jeudi 6 décembre.

Un regret tout de même : que ce soit la seule maison passive ouverte durant ce week-end en région Ile de France.

La maison ouvre sa porte les 9 et 10 novembre

JPO 2012Des visites de notre maison sont organisées occasionnellement pour permettre aux personnes intéressées de mieux se rendre compte et de dialoguer sur la rénovation passive. Une visite est prévue pour compléter Passi’bat 2012, mais il faudra attendre décembre, sauf que…

Partout en Europe, des maisons passives ouvrent leurs portes durant le second week-end de novembre. Comme l’année dernière, nous participons à ces journées portes ouvertes. Les visites, qui durent environ 1 h 30, auront lieu :

  • le vendredi 9 novembre à 14 h et 16h.
  • le samedi 10 novembre à 10 h et 15 h.

Pour que ces visites - gratuites - soient profitables, le nombre de places est bien sûr limitée. Les premiers inscrits pourront donc choisir leur créneau, pas les derniers. Avant de vous inscrire, vous pouvez lire les commentaires à cet article qui indiqueront les créneaux fermés (pleins ou vides).

Comment s’inscrire ? En envoyant un courriel (email) à “visite@renopassive.fr”, avec votre nom (celui de chaque visiteur si vous êtes plusieurs) et le créneau horaire souhaité. Vous avez même le droit de mettre un sujet au courriel ;-)

L’inscription est considérée comme acceptée si vous recevez une confirmation avec le détail de l’accès.

Si vous souhaitez observer les aménagements intérieurs, vous serez encore déçu : si l’extérieur est terminé, l’intérieur n’est toujours qu’un chantier sans intérêt.

Retour d'expérience des bâtiments BBC

Rapport REX-BBC & RisquesLes projets pilotes, ou démonstrateurs, servent à enrichir la connaissance des professionnels et du public sur le développement d’une catégorie de produits. Notre rénovation a ainsi participé à l’étude REX-BBC & Risques menée par l’AQC.
Les résultats sont très intéressants, même si les bâtiments passifs sont peu représentés car trop peu nombreux.
La listes des désordres liés aux BBC sont assez nombreux, le chemin vers la qualité en basse consommation est encore long, alors que la RT2012 deviendra obligatoire dans quelques mois et le passif dans quelques années.
Il est intéressant de constater que la conception passive d’un bâtiment ne permettrait pas certains défauts listés, mais que la réalité du chantier et la pression économique l’emportent parfois sur la qualité. Dans le rapport, le légendaire manque de rigueur du monde du bâtiment français donne une longue liste de défauts. La démarche de qualité qui va avec le bâtiment passif doit être acceptée et suivie par les professionnels pour éviter à l’avenir tant de malfaçons qui leur portent préjudice.
Ce rapport est à lire par tous les professionnels du bâtiment pour qu’ils puissent anticiper les défauts possibles dans leur travail et améliorer ainsi sa qualité.

La brochure verte 2012 est arrivée

Brochure LAMP 2012L’édition 2012 de la brochure verte vient d’arriver à l’association La Maison Passive France. Une quarantaine de pages d’explications, sept projets détaillés (dont notre projet) et un annuaire professionnel de 25 pages donnent de l’épaisseur à cette nouvelle édition. Pour tous ceux que le passif intéresse, c’est un document qui apprend et donne des pistes pour débuter.

Attention cependant, ce genre de lecture peut vous amener à habiter, construire ou faire construire un bâtiment passif dans des délais raisonnables. Vous êtes prévenus !

Pour s’en procurer un exemplaire (ou plusieurs pour certains organismes), contactez directement La Maison Passive France. Les habitants de Saint Quentin en Yvelines en trouveront bientôt à l’ALEC SQY, située à Magny les Hameaux.

Le futur de l'automobile

Transport, encore !

Quand le carburant sera trop cher (ça vient doucement), que la circulation urbaine sera interdite aux véhicules polluants ou bruyants (ça vient vite), à quoi ressemblera la voiture ? Faut-il se préoccuper de nos modes de transport à moyen terme ?

Aujourd’hui, c’est Zoé qui est à l’essai (merci encore Pascal).

Zoé

Une vraie voiture, bien équipée, avec une autonomie suffisante pour la plupart des usages. Toute électrique, elle pousse son avantage : performances enviables (plus que le nécessaire, en fait), silence complet, sécurité de circulation (non, pas possible de caler, oui s’arracher au stop est simple), anti-stress par conception, économique à l’usage. En plus, son design est franchement plaisant !

Elle nécessite un investissement, mais elle est plus économique que les voitures thermiques dans bon nombre de cas. Comme pour la maison passive, ce ne sont pas les économies qui sont les plus convaincantes. Le confort de conduite est royal : le couple silence et vivacité laisse les autres voitures, même bien plus chères, en arrière. La diminution de la fréquence et des coûts d’entretien (pas de vidange, pas de filtre à air, pas de souci de carburation et autres galères des diesels modernes), celle probables des primes d’assurance seront les bienvenues. Par contre, il faut trouver une borne de recharge ou en installer une à la maison. Heureusement, Renault a adopté le standard de prise le plus répandu.

En ces temps de crise, notamment dans le secteur automobile, nous voyons arriver avec enthousiasme un futur avec une qualité de vie supérieure. Avez-vous imaginé nos villes débarrassées du bruit et de la pollution automobile ?

Et pour les chagrins qui soulignent, non sans raison, que la voiture roule à l’électricité nucléaire, nous rappellerons que notre futur véhicule électrique sera chargé avec de l’électricité d’origine renouvelable fournie par Enercoop…

Voiture active pour maison passive

Après la sobriété énergétique pour l’habitation, le transport arrive naturellement en seconde position dans la recherche d’économie d’énergie. La Prius familiale qui boit de l’éthanol agricole n’est pas très plaisante. Alors il y a de la place pour le nouveau plaisir automobile. Point de grosse cylindrée puissante, bruyante et odorante, c’est passé de mode.

Twizy 1

A l’essai aujourd’hui (merci Pascal), une nouvelle idée de l’automobile (plus que de la voiture), une Renault Twizy qui sait se faufiler la ou les autres s’arrêtent.

Twizy 3

Électrique, rechargeable sur une prise électrique domestique, avec une autonomie adaptée à la banlieue (mais pas à l’autoroute), elle exacerbe le coté ludique de l’automobile. Pas isolée du tout, elle a pourtant un besoin de chauffage égal à 0 kWh/km. Grande ouverte, son étanchéité à l’air est nulle. Mais légère, elle se contente de peu d’énergie.

Comme nous l’avons laissé repartir à regret, nous laisserons au spécialiste du PHPP le soin de savoir comment il faut prendre en compte la recharge d’une voiture dans la consommation d’une maison passive.

Nettoyage extérieur et tri

La saison est propice au “nettoyage de printemps”. Comme pour beaucoup, c’est l’occasion de remettre l’extérieur de la maison en ordre. Mais après un chantier, c’est une tâche particulière qui est en cours : effacer les traces du chantier pour retrouver un jardin qui ressemble à autre chose que l’annexe de la déchèterie. A dire vrai, ce n’est pas pour tout de suite…

Déchèterie localeUn des stockages, orienté métaux et plastiques, en attente.

Ceux qui suivent le projet depuis le début se souviendront que la démolition puis la rénovation ont fait l’objet d’une gestion des déchets assez serrée : ils devaient être triés et traités au mieux : réutilisation, revalorisation ou évacuation pour recyclage. La mise à la poubelle simple (qui part à l’incinérateur) est réservée aux cas désespérés.

La plupart des anciennes tuiles ont trouvé deux nouveaux toits, les gravats propres (béton et pierres) ont été évacués dans une benne destinée au terrassement, les métaux sont réutilisés ou recyclés, le bois est réutilisé ou recyclé, etc.

Cabane PSE enfantsExemple typique de réutilisation locale des restes des blocs d’isolant, volontairement gardés pour réutilisation… :-)

Les artisans ne sont pas tous au même niveau dans le traitement des déchets de chantier, certains utilisent encore des méthodes du 20e siècle (tout à la benne). Il a donc été préféré un stockage local si aucune solution correcte n’était proposée. Résultat : des tonnes de déchets stockés sur le terrain.

Bois en attenteTas de bois en attente de tri. Il est utilisé pour divers travaux, jeux et montages.

Petits gravats des maçons, clous et vis des charpentiers, bouts de zinc des couvreurs, morceaux de mousse PU des façadiers, les petits déchets sont nombreux et bien incrustés dans la terre. Les gros déchets sont triés, parfois en séparant des parties différentes (le béton collé sur du bois doit être séparé) avant d’être évacué vers la déchèterie locale, heureusement proche et bien tenue.

Ce tri fin est très long et pose souvent la question de la gestion des déchets sur les chantiers propres du futur. Même si on voit des progrès sur certains chantiers (avec un grand écart entre la volonté déclarée et la réalité du terrain), la quantité des déchets qui partent à la poubelle ou restent dans le sol est une trace évidente d’une maitrise insuffisante de ce sujet par les professionnels du bâtiment.

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