Reconstruction passive écologique, une belle réalisation

Lors du congrès Passi’bat 2016, nous avons assisté à une présentation très intéressante d’une reconstruction écologique en maison passive. Présentée comme une rénovation, c’est plutôt une reconstruction, car elle inclut une forte extension et n’a pas gardé suffisamment l’existant pour prétendre à l’appellation rénovation. Le taux de TVA appliqué est ainsi de 20%, et non de 5,5% ou 10%.

N’empêche, l’essentiel du béton a été gardé, l’impact environnemental est bien plus faible qu’une construction neuve, le coût est inférieur, et la performance obtenue est remarquable. L’isolation extérieure en paille, l’utilisation de fenêtres SmartWin montre que l’on peut construire des logements de grande qualité, sans piller la planète tout en gardant des coûts raisonnables. Cette maison reconstruite est ainsi certifiée passive comme une maison neuve, avec de la marge !

Reconstruction passive exemplaire

La démarche à faible teneur technologique “low tech”, promesse d’un maintien du faible besoin en ressources pendant longtemps est exemplaire. Et bien d’autres aspects sont remarquables dans cette réalisation, notamment un travail d’équipe qui fait plaisir à voir.

Cette équipe m’a autorisé à publier le support de la conférence. Vous n’aurez pas toutes les explications obtenues lors du congrès Passi’bat 2016, mais regardez bien ce projet exemplaire : rénovation passive d’une habitation conventionnelle des années 80 !

Passi'bat 2016

Il n’y a pas eu de Passi’bat en 2015 ! Prévu quelques jours après les attentats de novembre 2015, l’édition 2015 a été reportée à ce printemps 2016. Toujours au même endroit, promet encore des découvertes dans ce domaine qui reste la tendance solide pour l’avenir du bâtiment.

Logo Passibat 2015

Passibat 2016

Une centaine d’exposants, un espace innovations, des mini-formations, le village BIM : le salon sera encore riche.

Les plus curieux, intéressés et les professionnels consacreront une ou deux journées au congrès.

Le mercredi, trois circuits de visites sont prévus. A choisir en fonction de vos centres d’intérêt.

Et comme d’habitude, la salon et le congrès sont l’occasion de rencontres utiles, agréables et parfois décisives ! Et comme d’habitude, je serai surtout derrière la caméra dans le congrès, alors profitons des pauses…

Températures de mars

Les températures de l’hiver n’ont pas été publiées, car on n’y voit pas de changements notables par rapport à celles des années précédentes. La maison se comporte toujours bien. L’hiver a été plutôt doux, les courbes de températures et les relevés de consommation l’attestent.

Nous voilà au mois de mars, le mois qui voit la fin de la période de chauffe. Les jours étant suffisamment longs et l’ensoleillement correct, le chauffage d’appoint n’est plus utile. Les petits radiateurs sont retournés dans le grenier, en attendant novembre.

Place aux courbes : la courbe rouge représente la température extérieure, la courbe bleue la température intérieure. Températures Mars 2016(pour agrandir, cliquez sur l’image)

Quelques remarques sur ces courbes :

  • un début de mois froid, même à l’intérieur. La puissance de chauffe ayant été réduite, la température a chuté brièvement à 18,5 °C. Il a fallu corrigé avec un radiateur puis le soleil a fait son travail pour remonter la température interne à plus de 20 °C. Il faut se rappeler que, grâce à l’isolation épaisse, la température des parois est identique à celle de l’intérieur et que même ce genre de température un peu fraiche est facilement supportable dans la maison,
  • il y a un effet “cliquet” lors du réchauffement de la maison : elle emmagasine l’énergie solaire pendant la journée ensoleillée et ne la perd presque pas pendant la nuit fraiche. C’est bien ainsi qu’elle doit fonctionner et la courbe vérifie ce comportement,
  • la surchauffe guette déjà, nous avons du laisser des fenêtres entrouvertes volontairement pour évacuer l’énergie gratuite apportée par le soleil,
  • seuls des derniers jour gris et froids ont ramené la température intérieure à 20 °C.

La consommation a été plutôt élevée pour un mois de mars, à 20 kWh par jour. Le soleil a manqué sur le début et la fin du mois, ils donc fallu un complément électrique pour chauffer l’air (au début) et l’eau (3,5 kWh par jour pour le CESI). Dans les six prochains mois, nous ne consommerons plus que la moitié, à moins de 10 kWh par jour.

Consommations mensuelles des dernières années

Voilà un graphique que certains connaissent déjà, ceux qui ont pu assister à des présentations de la maison lors de diverses conférences. Mais il me semble qu’il n’a pas été publié sur ce site.
C’est donc un façon originale de commencer cette année 2016 que nous vous souhaitons excellente !
Ce graphique récapitule les relevés mensuels de consommation des 4 dernières années. Pour une meilleure lisibilité, interprétation et comparaison, il est ramené à une consommation quotidienne, en kWh/jour.
Consommations 2012-2013-2014-2015 (cliquer sur le graphique pour l’agrandir)
Quelques explications pour éviter les erreurs d’interprétations et de comparaisons :

  • la première courbe “Total” est celle de la consommation totale d’une famille de 5 personnes dans une maison individuelle de 150 m2 en région parisienne, avec une occupation quasi permanente. Et “total” veut dire “total”. L’électricité est la seule énergie utilisée dans cette maison. Pas d’autre système de chauffage ou d’éclairage. Seuls les apports solaires et internes viennent compléter l’électricité. Ce total inclut tout, y compris l’énergie utilisée à l’extérieur et au sous-sol : tondeuse, outillage, etc. Pas encore de voiture électrique rechargeable, c’est pour plus tard.
  • la seconde courbe “Cible” donne la moyenne annuelle prévue par le calcul du PHPP lors de la conception et certification passive de la maison. Le PHPP donnait 100 kWh Ep/m2/an, ce qui donne 16 kWh/jour, correspondant à presque 6000 kWh/an. La consommation réelle de la maison est un peu inférieure à celle calculée, ce qui valide a posteriori ce calcul.
  • la troisième courbe est issue d’un compteur partiel qui mesure la consommation de la seule VMC. Intéressante à ses débuts, cette mesure est lassante : juste sous les 1 kWh par jour. Si la VMC est réglée très souvent en petite vitesse (75 m3/h), la consommation chute légèrement, mais la moyenne en 32 mois est de 0,92 kWh/jour (min : 0,66, max : 1,21).
  • la quatrième courbe “CESI” est celle du chauffage de l’eau sanitaire (Chauffe Eau Solaire Individuel). Cette courbe tombe à zéro lorsque le soleil assure l’intégralité du chauffage de l’eau et peut monter jusqu’à 7,5 kWh/jour lorsque le soleil est fâché ou l’installation est en panne. La moyenne sur 32 mois est de 2,95 kWh/jour (min : 0, max : 7,5).

Réparation de la VMC

Depuis plusieurs mois, le clapet de bypass de la VMC double flux Novus 300 était bloqué. L’air soufflé dans la maison était à la température extérieure, l’échangeur étant court-circuité. Nous avons attendu les premiers froids de début octobre pour s’apercevoir de la panne et constater que la maison n’était plus vraiment passive.

Après appel chez Zehnder (qui a repris Paul Ventilation), toute l’électronique était à changer. En fait, une seule carte (celle qui pilote le moteur du clapet) expliquait la panne, mais nous avions un des premiers exemplaires de la Novus 300 en France et l’électronique interne a été corrigée et optimisée depuis. Zehnder a donc pris en charge le remplacement de toute l’électronique, 5 ans après la pose. Bravo ! Il a fallu tout de même six semaines pour bien identifier l’exemplaire installé et approvisionner ces pièces, ce qui nous a semblé bien long.

Remontage carte VMC PaulUne heure de maintenance plus tard, le clapet se débloque au redémarrage et la VMC retrouve son fonctionnement normal. La maison est redevenue vraiment passive, l’air sain étant maintenant soufflé à 20°C.

De quoi affronter l’hiver avec plus de confort et moins de chauffage. L’air n’a jamais manqué, la ventilation ayant continué à fonctionner normalement, mais on s’habitue bien à l’absence d’air froid dans une maison !

Journées portes ouvertes Maison Passive

Comme chaque année, le deuxième week-end de novembre, des maisons passives ouvrent leurs portes pour permettre aux visiteurs de mieux comprendre et vivre ce qu’est une maison passive. Le web et les livres, c’est bien, mais le bâtiment réel, c’est plus concret.

Pour la liste des bâtiments à visiter et les détails, c’est par ici.

Les quelques années précédentes, notre maison ouvrait ses portes. Ce ne sera pas le cas cette année, la plupart des personnes vraiment intéressées l’ayant déjà visitée. Les visites sont donc devenues plus rares.

Températures d'octobre

Les températures de septembre n’ont pas été publiées. Elles n’avaient aucun intérêt particulier. Celles d’octobre sont plus intéressantes, notamment car ce ne sont pas celles d’une maison passive, mais celles d’une maison presque passive.

Place aux courbes : la courbe rouge représente la température extérieure, la courbe bleue la température intérieure. Températures octobre 2015(pour agrandir, cliquez sur l’image)

Deux choses intéressantes dans les courbes : la forte baisse de la température intérieure suite au coup de froid de mi octobre et une température refoulée proche de celle de l’intérieur. Les plus aguerris auront deviné que les deux phénomènes sont liés. En cause : la panne du by-pass de la VMC qui est reste ouvert depuis des semaines. En période tiède, cette panne n’a que peu d’importance et ne se ressent pas. Mais le froid arrivant, on sent vite que la maison n’est plus réellement passive, juste bien isolée.

Comme preuve de la non passivité stricte de la maison, il a fallu remettre du chauffage pour compenser. Alors que les années précédentes, les petits radiateurs d’appoint n’avaient été mis en route qu’en novembre.

Conséquence directe de la mise en route des petits radiateurs électriques, la consommation électrique a brutalement augmenté : 24 kWh par jour. Tout ça ? Eh oui, car l’électricité a aussi servi à chauffer l’eau (3 kWh pour le CESI), le circuit solaire étant aussi tombé en panne. Vivement que les systèmes soient bien réparés pour retrouver une vraie maison passive !

Festival le Climat au micros'COP21

Microscop21Du 25 septembre au 15 octobre, c’est le festival le Climat au micros’COP(21) dans le sud Yvelines. Le festival proposera, à destination du public scolaire, des habitants, des élus, des moments d’échanges, de débats, de partage, de rencontres, de découvertes.

En savoir plus ? Par ici le programme.

Dans le cadre de ce festival, une visite de la maison est organisée le samedi 10 octobre à 14h. Ces visites deviennent rares, celle du 10 octobre sera probablement la seule visite publique de l’année, profitez-en (inscription via l’ALEC SQY) !

Alternatiba Rambouillet

Continuons les Alternatiba avec celui de Rambouillet le dimanche 20 septembre. C’est toute la journée du dimanche sur la place du Rondeau.

Alternatiba Rambouillet

Quand vous reviendrez du circuit vélo “Eco-habitat”, vous pourrez écouter une présentation de notre projet puis poser des questions, entre 16 h 30 et 18 h sur le stand “Eco-habitat”.

Voir le programme détaillé ici.

Venez encore nombreux et toujours joyeux !

Alternatiba Centre Yvelines

Le samedi 12 septembre, c’est Alternatiba, le festival des alternatives à Jouars-Pontchatrain. Resserré sur une seule journée et en un seul lieu, il sera différent de celui de SQY.

Alternatiba Jouars

Une table ronde sur les constructions “écologiques” réunissant quelques propriétaires de maisons passives ou non permettra d’échanger dans l’après-midi.

Voir le programme détaillé ici.

Venez nombreux et joyeux !

Températures d'août

Ce mois d’août a été moins beau et chaud que juillet, mais ça reste l’été. Quatre petits épisodes de chaleur sans lendemain, l’intérêt est faible pour l’étude. Quoique…

Place aux courbes : la courbe rouge représente la température extérieure, la courbe bleue la température intérieure. Températures août 2015(pour agrandir, cliquez sur l’image)

La température intérieure a été maîtrisée en début de mois, la petite canicule de juillet ayant éveillé les bons réflexes. Il n’a fallu que 10 jours pour qu’ils disparaissent, livrant la maison aux ardeurs du soleil. Manque de discipline, diront certains amis écologistes ! Cela n’a pas eu de conséquence réelle, mais nous voyons plus une étude de comportement que l’expression de la performance thermique de la maison.

Rebelote en seconde partie : maîtrise le 22, relâchement le 31.

Pas grand chose à signaler ce mois-ci, le confort reste bon, la fraîcheur des nuits est trop courte pour refroidir la maison. Même la baisse de la journée entière du 27 n’a pas eu d’influence. La mi-saison va arriver.

La consommation électrique a légèrement augmenté : 8 kWh par jour. Effet de l’arrivée d’un nouvel ordinateur gourmand et très utilisé ? Le soleil a chauffé toute l’eau (0 kWh pour le CESI).

Températures de juillet

Le mois de juillet a été beau et chaud (3e mois de juillet le plus chaud depuis 1900, après ceux des canicules de 2006 et 1983). Les nuits fraîches ne sont arrivées qu’en fin de mois, avant le retour du chaud début août. Le début du mois a vu la fin de la petite canicule et le milieu de mois a vu passer une autre vague de chaleur. Nous voyons comment la maison protège de la chaleur l’été, sans climatisation.

Place aux courbes : la courbe rouge représente la température extérieure, la courbe bleue la température intérieure. Températures juillet 2015(pour agrandir, cliquez sur l’image)

Il a fallu faire des efforts pour garder une température convenable : ouverture des fenêtres le matin tôt en surveillant le moment ou la température extérieure dépasse celle à l’intérieur pour tout fermer, protections solaires complètes, un peu d’évaporation d’eau à l’intérieur. Malgré tout, la température est montée à 26 °C avant que l’orage refroidisse l’atmosphère. Nous avons pu dès lors enclencher le refroidissement des tonnes de béton chaud à l’intérieur de la maison, pour anticiper une éventuelle remontée.

On peut voir que la simple vague de chaleur de mi-juillet a été bien maîtrisée. L’anticipation a été bénéfique, ainsi qu’une discipline plus attentive. Comme s’il fallait une canicule d’avertissement pour que les comportements s’adaptent. Il faudra bien apprendre puisque nous serons confrontés de plus en plus fréquemment à ce genre de situation…

Au final, le confort est resté convenable, tout le monde a pu dormir correctement, fenêtres fermées. Ce genre d’épisode valide la performance d’été de la maison passive, alors qu’elle est réputée pour celle d’hiver.

En fin de mois, les températures ont sérieusement baissé. L’intérieur est resté à environ 23 °C. Pour préparer la prochaine vague chaude ?

La consommation électrique est restée stable à un niveau très bas : 7 kWh par jour. Le soleil a chauffé toute l’eau (juste 5 kWh pour le CESI pour les derniers jours gris du mois).

Températures de juin

Le mois de juin n’a pas été si beau et il y a eu quelques nuits fraîches. Mais il finit par une petite canicule, un bon test.

Place aux courbes : la courbe rouge représente la température extérieure, la courbe bleue la température intérieure. Températures juin 2015(pour agrandir, cliquez sur l’image)

Le confort a été bon, il a fallu jouer des protections solaires pour éviter la surchauffe. Après une journée du 5 juin bien chaude et facilement “effacée” par l’isolation et l’inertie, passons tout de suite à la fin du mois et ses températures très estivales.

La maison résiste bien à la chaleur externe, surtout en bas. On voit apparaitre une surchauffe en haut, qui a bien du mal à être modérée la nuit. La courbe montre le début de la chaleur, mais pas la canicule engendrée par des nuits trop chaudes pour refroidir le bâti.
Mercredi 1 juillet, la nuit fut chaude (20 °C), la journée très chaude (37 °C), la température intérieure a atteint 25°C en bas et 27 °C en haut. Ce qui ne pose pas encore de problème pour dormir, même sous le toit. En rentrant dans la maison,une différence de 12°C donne un fort effet “frigo”. Toujours pas de nuit fraîche et une journée de jeudi normale ont quand même fait monter la température à 26 °C à l’intérieur.

L’explication à cette surchauffe est assez simple : température extérieure élevée, aucun moyen de refroidissement (la maison ne fait que résister) et des apports internes importants : 4, 5 ou 6 personnes à l’intérieur avec des appareils en activité, notamment informatiques.
Eh oui, il fait quand même meilleur dedans !
La montée est inéluctable, elle est juste bien moins rapide et pénible que dans les logements “standards”.

La consommation électrique a encore chuté, elle a de nouveau atteint son niveau minimum depuis 3 ans : 7 kWh par jour. Le soleil a chauffé toute l’eau (0 KWh pour le CESI), presque trop. Il y a de la place pour une petite climatisation qui sera malheureusement nécessaire puisque notre société s’emploie à réchauffer l’atmosphère sans faiblir…

Alternatiba SQY

Le samedi 6 et dimanche 7 juin, c’est Alternatiba, le festival des alternatives. Ce festival se déroule sur 2 jours à La Verrière.

Alternatiba SQY

Il y a plusieurs liens entre notre réalisation et Alternatiba, mais deux sont plus pratiques :

  • intervention de l’architecte du projet sur le thème de la maison passive (stand le samedi, conférence le dimanche matin),
  • témoignage, questions et explications sur notre rénovation le samedi après-midi et le dimanche après-midi.

Voir le programme détaillé ici.

Venez nombreux et joyeux !

Températures de mai

Beau mois de mai, typique de la mi-saison, rien d’original. Nous allons le voir, ce fut un temps idéal pour notre maison passive.

Place aux courbes : la courbe rouge représente la température extérieure, la courbe bleue la température intérieure. Températures mai 2015(pour agrandir, cliquez sur l’image)

Rien de bien particulier, mais quelques remarques tout de même. Il fait très bon à l’intérieur, quelques soient les variations importantes de la température extérieure. L’isolation et l’inertie font cause commune. Les protections solaires ont été utilisées correctement, donc pas de surchauffe. Le ressenti est bien rendu par la courbe intérieure : une stabilité de température remarquable : il a fait entre 21 °C et 22 °C pendant tout le mois, même pendant les nuits bien fraiches.

La consommation électrique a encore chuté, elle a même atteint son niveau minimum : 8 kWh par jour. Le soleil a chauffé presque toute l’eau, l’appoint électrique a été négligeable (moins de 0,5 kWh/jour).

Températures d'avril

Même si la fin est moyenne, nous avons eu un beau mois d’avril, avec un soleil généreux qui a bien fait son travail !

Place aux courbes : la courbe rouge représente la température extérieure, la courbe bleue la température intérieure. Températures avril 2015(pour agrandir, cliquez sur l’image)

En avril, on ne se demande plus s’il faut arrêter ou laisser le chauffage (c’est une question du mois de mars), mais plutôt comment limiter l’éventuelle surchauffe. Avec le “coeur” de maison qui est monté à 23°C, il a fallu intervenir en milieu de mois pour ne pas laisser grimper les températures intérieures. L’ouverture longue des fenêtres et la descente des protections solaires aux heures les plus ensoleillées ont suffi à retrouver un confort optimal, aux environs de 22°C.
L’arrivée d’un temps plus maussade a ensuite remis les températures sur les rails “standards” : 21 °C stables.

Ce soleil d’avril a fait son travail, la consommation électrique a encore chuté : moins de 10 kWh par jour, on est presque à la valeur plancher (8 kWh/jour). Le soleil a chauffé presque toute l’eau, l’appoint électrique été très faible (moins de 1 kWh/jour).

Températures de mars

Le printemps est arrivé, enfin ! Le soleil reprend sérieusement ses droits en restant de plus en plus visible. Dans une maison passive, l’effet est direct : réchauffement gratuit et coupure du chauffage pour l’année.

Place aux courbes : la courbe rouge représente la température extérieure, la courbe bleue la température intérieure. Température février 2015(pour agrandir, cliquez sur l’image)

Grâce à l’épisode printanier du début du mois, les petits radiateurs ont été remisés très tôt cette année : nous avons profité du pic du 8 mars pour couper le chauffage, la température intérieure ayant presque atteint les 22°C. Malheureusement, un épisode froid deux semaines plus tard a fait baissé la température intérieure. L’inertie de la maison et les apports internes ont suffit à passer ce cap : pas besoin de remettre les radiateurs en route. Ils seront rebranchés en novembre.

Du coup, la consommation électrique a brutalement chuté : environ 15 kWh par jour (tout compris), soit la moitié des mois précédents. Le soleil a chauffé l’eau, mais il reste un appoint électrique pour les jours trop gris (2,3 kWh par jour d’électricité). L’année dernière, le soleil avait assuré presque toute la production d’eau chaude du mois de mars, ce qui avait encore plus diminué la consommation.

Nouvel aspect du site

Les habitués ont pu être un peu surpris par le nouvel aspect du site, même si le contenu n’a pas été touché. La refonte visuelle était nécessaire pour s’adapter à la consultation sur les téléphones évolués et les tablettes. Vous pourrez constater que l’affichage est différent selon l’appareil utilisé, par exemple en changeant l’orientation sur un iPad.

En plus, les textes sont devenus plus gros, les zones à cliquer aussi, tout ceci pour que le site soit agréable à parcourir en mode tactile. Bonne visite !
Vous êtes actuellement plus d’une centaine à visiter ce site chaque jour, la plupart du temps attirés par les images originales que vous pouvez y trouver dans plus de 200 articles.

Filtres de VMC

Le détracteurs de la VMC double flux argumentent souvent contre ce système à cause des filtres, que ce soit leur coût ou la maintenance nécessaire. Il est vrai que toutes les VMC double flux sont filtrées, pour deux raisons principales : la première est la nécessaire protection de l’échangeur de chaleur contre la poussière, afin qu’il garde toute son efficacité dans le temps, la seconde est qu’il est possible et bénéfique de filtrer l’air entrant avec une VMC double flux, alors que c’est bien plus complexe avec une VMC simple flux.

Avec une VMC double flux installée correctement, les filtres sont aisément accessibles et faciles à changer. Avec une VMC simple flux, il faudrait accéder à chaque ouverture d’amenée d’air et au caisson de ventilation, souvent bien caché. A défaut de filtrer chaque bouche d’arrivée d’air, il faut penser à nettoyer les passages d’air et notamment les poumons des habitants. Pas si simple…

Filtres

La consommation électrique et le remplacement des filtres d’une VMC sont le prix à payer pour une meilleure qualité d’air. L’économie d’énergie (récupération de chaleur) et le confort (pas d’air froid amené dans les pièces) sont des bénéfices supplémentaires non négligeables !

Alors les filtres, ça coute combien ? Lors de notre installation fin 2010, nous avions acheté un lot de filtres divers (premier filtre pour l’air extérieur, filtres de l’échangeur, filtres des bouches d’aspiration) pour un total de 328 €. Comme on nous avait prévenu que les filtres nous couteraient cher car il fallait les changer tous les trois mois, nous pensions que ce stock durerait une année ou deux. Nous venons de commander quelques filtres supplémentaires pour 81 €, tout le stock n’étant pas épuisé début 2015. La consommation de filtre a donc été nettement plus faible que prévue.

Pourquoi si peu ? D’abord parce que les filtres peuvent être nettoyés. Pour le filtre d’air extérieur et ceux de l’échangeur, un minimum de compétence dans l’usage d’un aspirateur suffit à repousser les changements de filtre à une fois par an, période après laquelle les matières dans le filtre sont dégradées et plus nettoyables (cela peut générer des odeurs désagréables). Pour les filtres des bouches d’aspiration, nous avons découvert qu’ils se lavent et ils sont réutilisables une dizaine de fois (ils finissent par rétrécir et ne plus couvrir toute la grille de la bouche).

Sur les quatre premières années, les filtres nous ont donc coûté environ 100 € l’année, sans négligence sur la maintenance de ces filtres. Et quand on voit ce qui reste dans ces filtres, tout ce qui ne rentre pas dans la maison, cela reste raisonnable. Et c’est effectivement le premier poste de dépense de la VMC, devant la consommation électrique qui nous coûte environ 50 € par an (moins d’un kWh par jour).

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